Faut-il courir pendant les fêtes ?

Repas plus copieux, emploi du temps bousculé, nuits parfois plus courtes… La période des fêtes de fin d’année marque souvent une rupture avec la routine sportive habituelle. Pour les coureurs, elle soulève une question récurrente : faut-il continuer à courir pendant les fêtes, lever le pied, ou accepter une pause complète ?

Bonne nouvelle : il n’existe pas une seule “bonne” réponse. Courir pendant les fêtes peut être bénéfique, à condition d’adapter ses objectifs, ses séances et son niveau d’exigence. L’enjeu n’est pas la performance à court terme, mais la continuité, la récupération et le plaisir de bouger, même dans un contexte différent.

Voici comment traverser cette période sans culpabilité, tout en préservant les bénéfices de l’entraînement.

Pourquoi continuer à courir pendant les fêtes peut être une bonne idée

Maintenir une routine, sans rigidité

Même allégée, une routine sportive permet de conserver des repères corporels et mentaux : horaires, sensations, coordination, perception de l’effort. Courir une à deux fois par semaine suffit à entretenir les adaptations cardiovasculaires et musculaires acquises au cours des mois précédents.

L’objectif n’est pas de suivre un plan d’entraînement strict, mais de préserver un lien avec la pratique, sans pression ni contrainte excessive.

Courir pendant les fêtes

Favoriser la récupération physique et mentale

Pratiquée à intensité modérée, la course à pied stimule la circulation sanguine, soutient la mobilité articulaire et favorise la récupération active. Elle contribue également à réguler le stress, souvent plus présent pendant les fêtes (organisation, déplacements, sollicitations sociales).

Une sortie tranquille en extérieur peut ainsi devenir une véritable parenthèse, bénéfique autant pour le corps que pour l’esprit.

Éviter une reprise trop brutale en janvier

Une coupure totale de quelques jours n’est pas problématique en soi. En revanche, une interruption prolongée peut rendre la reprise plus difficile : jambes lourdes, essoufflement rapide, perte de rythme.

Maintenir une pratique minimale pendant les fêtes permet souvent de retrouver plus facilement ses sensations en début d’année, sans précipitation.

Adapter son entraînement pendant les fêtes : moins, mais mieux

Réduire le volume et l’intensité

La période des fêtes n’est pas propice à la recherche de performance maximale. Le corps doit déjà composer avec :

Réduire le volume d’entraînement de 20 à 40 % est souvent pertinent. Les séances très exigeantes (fractionné, seuil, sorties longues intenses) peuvent être mises de côté au profit de footings en endurance fondamentale.

Table de fêtes

Privilégier la qualité des sensations

Courir pendant les fêtes est l’occasion de revenir à une pratique plus intuitive :

  • respiration confortable,

  • allure fluide,

  • absence de contrainte chronométrique.

Laisser la montre de côté ou se concentrer uniquement sur la durée de la sortie permet souvent de relâcher la pression et de mieux écouter les signaux corporels.

Adapter les séances au contexte réel

Manque de temps ? Une sortie de 30 minutes suffit à entretenir la condition.
Conditions météo difficiles ? Une séance courte reste préférable à une annulation systématique.
Déplacements fréquents ? Courir dans un nouvel environnement peut devenir un facteur de motivation.

L’adaptabilité est ici un atout majeur.

Alimentation et hydratation : trouver l’équilibre sans excès

Accepter les repas plus riches, sans logique de compensation

Les repas festifs sont souvent plus copieux et plus caloriques. Chercher à les “compenser” par des séances plus intenses augmente le stress physiologique et le risque de blessure.

L’équilibre nutritionnel se construit sur plusieurs jours, et non à l’échelle d’un repas ou d’une séance.

Adapter l’alimentation autour des sorties

Avant une sortie courte et tranquille, un apport léger suffit, voire aucun selon les habitudes et le moment de la journée.

Après l’effort, il reste important de :

Les formats simples, digestes et à base de fruits de la gamme Andros Sport peuvent faciliter cette recharge énergétique, notamment lorsque l’appétit est déjà bien sollicité par les repas festifs.

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Sommeil et récupération : des priorités souvent fragilisées

Le sommeil, pilier de la récupération

Couchers plus tardifs, réveils plus précoces, déplacements : le sommeil est fréquemment perturbé pendant les fêtes. Or, il conditionne la récupération musculaire, hormonale et nerveuse.

Lorsque le sommeil est insuffisant, il est préférable de :

  • raccourcir les séances,

  • éviter les intensités élevées,

  • privilégier les footings très doux ou le repos.

Écouter les signaux corporels

Fatigue inhabituelle, jambes lourdes, baisse de motivation : ces signaux ne doivent pas être ignorés. Adapter ou annuler une séance fait pleinement partie d’une gestion raisonnée de l’entraînement.

Et si une pause complète s’impose ?

Faire une pause pendant les fêtes n’est ni un échec, ni une faute. Elle peut être bénéfique en cas de fatigue accumulée ou de saison sportive dense.

Une coupure de 7 à 10 jours entraîne peu de perte physiologique, à condition de reprendre progressivement. Rester actif au quotidien (marche, mobilité) suffit à limiter les effets de l’inactivité.

Comment reprendre après les fêtes sans se blesser

La reprise de janvier est un moment clé. Quelques principes simples permettent de repartir sereinement :

  • commencer par des sorties courtes et lentes,

  • éviter les objectifs chronométriques immédiats,

  • réintroduire l’intensité sur 2 à 3 semaines,

  • intégrer du renforcement musculaire et de la mobilité.

La patience reste un facteur déterminant de la performance durable.

Courir pendant les fêtes : veiller à reprendre en douceur si on a fait une pause

En résumé

Courir pendant les fêtes n’est ni obligatoire, ni à éviter. C’est avant tout une question d’adaptation et de cohérence avec son état de forme, ses objectifs et son contexte personnel.

Continuer à courir, même à faible dose, permet de préserver les bénéfices de l’entraînement et de soutenir la récupération. Lever le pied, voire faire une pause, peut aussi être un choix pertinent lorsque le corps ou l’esprit en ont besoin.

Dans tous les cas, écouter ses sensations, respecter ses besoins fondamentaux et rester flexible reste la meilleure stratégie pour aborder la nouvelle année dans de bonnes conditions.